Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, à la Bernerie en Retz, non loin de Pornic, une jeune fille de dix-huit ans, Laëtitia Perrais, est victime d’un fait divers atroce.
Sur le thème de « l’Ange et le Monstre », la presse donne aussitôt à l’affaire un retentissement spectaculaire. Le public se passionne et transforme la victime en icône.  

Prompt à la compassion, le Président de la République de l’époque, Nicolas Sarkozy, en profite pour attaquer les magistrats, les soupçonnant de laxisme, s’efforçant de susciter et d’entretenir l’émotion populaire dans l’espoir d’en tirer un bénéfice politique.  Dans ces conditions difficiles, un juge d’instruction, le procureur de la République de Nantes, des gendarmes mènent leur enquête avec une rigueur et un dévouement exemplaires.  

Parce qu’ils refusent de réduire la vie de la victime aux circonstances de sa mort, parce qu’ils estiment que Laëtitia est plus qu’un fait divers, parce qu’ils veulent absolument comprendre ce qui a conduit au drame et parce que la justice telle qu’ils la conçoivent demande respect et dignité, ils explorent le passé de Laëtitia et de sa sœur jumelle, retracent l’enfance du meurtrier, levant le voile sur un monde qui se tient d’habitude comme en retrait du monde, à la périphérie des villes, dans une sorte de no man’s land aussi bien géographique qu’affectif.

Proposée par Jean-Xavier de Lestrade & Antoine Lacomblez 
Réalisée par Jean-Xavier de Lestrade 

D’après le livre “Laëtitia ou la fin des hommes”  de Ivan Jablonka
© Editions du Seuil - 2016 
 

Coproducteurs: CPB Films (Jean Labib), L’ile Clavel (Judith Louis)
Diffuseur FR : France 3