En 1900, tous les regards sont tournés vers Paris. L’exposition universelle qui ouvre ses portes en avril 1900 en est la célébration. Elle accueillera 51 millions de visiteurs dont la moitié sont des étrangers ! D’énormes moyens ont été mis en œuvre pour en faire un événement exceptionnel : le Petit et le Grand Palais sont construits à cette occasion, mais aussi les gares d’Orsay, de Lyon et des Invalides.  Et on inaugure la première ligne de métro qui transportera plus de 10 millions de voyageurs pendant l’exposition.

Paris devient une ville spectacle où on célèbre aussi bien les dernières inventions techniques et scientifiques que les salons artistiques d’avant-garde, les cabarets, les grands couturiers et… les Parisiennes. Grandes bourgeoises ou ouvrières, elles font bouger les lignes et tentent de s’affirmer, en exerçants des métiers habituellement réservés aux hommes.

Le mythe de Paris qu’on appellera « la Belle Epoque » est à son apogée.

Les archives captent ces instants magiques de légèreté et de liesse, d’invention esthétique, et scientifique, de couronnement de la démocratie. Elles donnent à voir la première société mondialisée, connectée par le train, le transatlantique, l’avion, le téléphone... Elles rendent compte de la vie des cercles fortunés de la vie parisienne, de leur goût immodéré pour l'argent, le plaisir, l'extravagance et... les femmes. Elles ne montrent que rarement l’envers du décor, le côté plus sombre de cette période de l’histoire mais lorsqu’elle le fait, les images sont saisissantes comme celles de la zone, l’immense bidonville à la périphérie de Paris ou les manifestations ouvrières organisés par les premiers syndicats.

Dans ce monde nouveau, on pense que la guerre appartient au passé. Personne n’imagine que 14 ans plus tard, cette parenthèse de paix et de prospérité  sera ensevelie dans la boue des tranchées.

Un film de Hugues Nancy 

Diffuseur FR : France 3 (Prime-time)
Une production : Compagnie des Phares & Balises (CPB Films)
Ventes Internationales : CPB International