Ce scandale d’État est un mensonge politique. Pendant plusieurs années, François Mitterrand, président de la République, va ordonner des écoutes téléphoniques illégales à des fins personnelles. « Messieurs, notre conversation est terminée. (…) Je ne pensais pas qu’on allait tomber dans un tel degré de vilénie.» L’homme offusqué qui prononce ces mots c’est François Mitterrand. Mars 1993, deux journalistes l’interrogent sur le scandale de la cellule des écoutes de l’Élysée qui vient d’éclater. Le président de la République nie, méprise. À d’autres journalistes il dira : « L’Élysée n’écoute rien. Il n’y a pas de système d’écoutes ici (…). Moi personnellement je n’en ai jamais lu une seule. » Mensonge. Double mensonge. Nous seulement ces écoutes existent mais le président a signé leurs transcripts d’un « Vu » à la main.

L’affaire des écoutes de l’Élysée est l’un des premiers scandales de la présidence Mitterrand. Un exemple édifiant de mensonges et de manipulation. Mitterrand nie jusqu’au bout et décède en 1996 avant la fin du procès. Les quatre membres de la cellule sont mis en examen à sa place et sont inculpés, l’un d’entre eux se suicide quatre jours après sa notification par le juge.

Un film de Mélanie Dalsace

Diffuseur FR : RMC Découverte
Producteur : Compagnie des Phares et Balises (CPB Films)
Distributeur : CLPB Rights