En mars 1985, le Rainbow Warrior, bateau amiral de Greenpeace, est amarré à Auckland en Nouvelle-Zélande. Les activistes préparent une  nouvelle action d’envergure pour stopper les essais nucléaires français en Polynésie. Une taupe informe les autorités françaises qui réagissent dans la précipitation. Le 10 juillet 1985, une douzaine d’agents de la DGSE sont en Nouvelle Zélande pour déclencher l’opération ‘’Satanique’’. Les hommes-grenouilles fixent à la coque du chalutier deux charges explosives, le bateau coule en quelques minutes. Le photographe de Greenpeace meurt noyé. Le scandale est retentissant. C’est ‘’la plus grave violation de la souveraineté territoriale qu’ait jamais subi la Nouvelle-Zélande. Un acte de terrorisme soutenu par un État, un acte de guerre’’ déclare le ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer. Mitterrand au courant de l’opération depuis le début, tente de désamorcer la crise. Une vaste campagne d’intoxication débute.

Retour sur une opération de terrorisme d’état orchestré par le gouvernement français.